Little Lullaby


 
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Just Like A Wavin' Flag

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Mymylye

Féminin ♣ MESSAGES : 25
♣ ANNIVERSAIRE : 03/06/1992
♣ ÂGE : 27
♣ LOCALISATION : Sainte-Julie, Québec.
♣ HUMEUR : Très très bonne :)


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♣ RELATION: Célibataire
♣ SEXUALITE: Hétéro
♣ HUMEUR ACTUELLE: Excellente!

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MessageSujet: Just Like A Wavin' Flag Just Like A Wavin' Flag Icon_minitimeMar 25 Mai - 3:29

Just Like A Wavin' Flag Tessetpony_201005240436

NEED A TITLE

    Tess Sullivan, petite fille au visage et au corps parfaits. Une vie de rêve depuis sa tendre enfance. Fille de James Sullivan, président d’une multinationale qu’il a lui-même fondée, politicien anglais de renommée. Et surtout riche. Très riche. Mais là où elle en est, il va lui falloir plus que de l’argent pour s’en tirer à bon compte. Enfant capricieuse et gâtée, elle a goûté à toutes les sortes d’études, ne terminant aucun de ses diplômes au final. Après l’abandon du droit, son père en a eu assez. L’attitude de sa fille le décevait. Grand adepte de l’équitation, il l’a donc inscrite à une académie équestre, pour lui remettre les idées à la bonne place. Pensant qu’elle s’en allait à Paris, la jeune Tess est tombée de haut en mettant les deux pieds dans le crottin lors de sa sortie de la limousine.

    Un poney au caractère bien trempé, une jeune femme jet set qui ne donne pas non plus sa place, une académie regroupant les meilleurs cavaliers d’Angleterre. Tess sera-t-elle capable de mettre de côté la trahison de son père pour prendre en main sa situation et faire quelque chose de ce petit poney désobéissant? Peut-être apprendra-t-elle un jour à aimer cet insolent qui lui mène la vie dure. Qui sait, la vie peut accomplir des miracles, la preuve : elle est là.


____________________________________


Just Like A Wavin' Flag Bb_201005240

    Pour ceux à qui l'histoire plaiera et qui souhaiterons être mis au courant des nouvelles parties, des modifications ou de tout ce qui aura lieu sur ce blog, je vous demanderais de laisser un commentaire dans lequel sera inscrite votre adresse courriel. J'enverrai une newsletter à tous ceux qui se seront inscrits à à chaque fois qu'il y aura un nouvel article ou des nouveautés.

    Donc j'explique simplement comment cela fonctionnera. Vous laissez un commentaire sur cet article, vous inscrivez votre adresse email, par example mon commentaire serait: mymylye228@hotmail.com

    Les commentaires sur l'histoire sont aussi très appréciés, que ce soit pour donner votre avis sur le récit comme pour proposer des améliorations, que ce soit au niveau de l'écrit ou des péripéties.

    Je tiens à préciser que l'histoire n'est pas écrite en chapitres, simplement des parties qui seront rapaillées à la toute fin. On verra bien ce que cela donnera en bout de ligne.

    Sachez aussi que j'aime beaucoup les surprises, donc ne vous faites pas trop d'idées sur les aventures à suivre lorsque vous lirez, car il est très possible que ça n'aille pas dans le même sens que vous :) Je ne suis pas responsables des gens déçus aha.

    Sur ce, bonne lecture! Inscrivez-vous en grand nombre à la newsletter, ça me fera plaisir :)

    Emily


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Mymylye

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MessageSujet: Re: Just Like A Wavin' Flag Just Like A Wavin' Flag Icon_minitimeMar 25 Mai - 3:29

Just Like A Wavin' Flag Stupidites_201005240703

x. Stupidités


    Je cours, j’essaie de fuir. Suis-je en train de fuir? J’aimerais bien, malheureusement, ce n’est pas le cas et ça ne le sera probablement pas avant quelques temps. C’est idiot de courir ainsi sans pour autant se sauver de quelque chose en particulier. Je suis une folle, c’est cela. Voilà. J’ai trouvé. Ou peut-être suis-je piégée dans la folie? J’aimerais beaucoup avoir de l’aide, mais ce n’est pas possible. Les gens ne m’aiment pas. Quels gens? Je ne connais personne de toute façon. Personne mis à part cette chose qui m’oblige à me détruire les poumons. Je crois que je n’ai jamais autant couru de ma vie. Pourtant je suis une excellente joggeuse. Enfin, c’est ce que je croyais. Jusqu’à maintenant. Dans une vie idéale, je le croirais encore. Mais la vie idéale, elle s’est envolée. Un peu trop rapidement à mon goût. Je n’ai même pas eu le temps de prévoir le coup.


    Bon sang. J’ai mal aux jambes, mon cœur tambourine avec rage contre ma poitrine. Quelqu’un. Quelqu’un! S’il-vous-plaît. Je peux sentir mon sang battre contre mes tempes, j’ai l’impression que ma tête va exploser. Je souffle comme un bœuf, ce qui est selon moi assez dégoûtant. MAIS QUE JE LE DÉTESTE. Comment une espèce de petit idiot comme lui peut bien m’OBLIGER à user de mes jambes à un niveau aussi élevé hein? Moi qui n’ai normalement aucun maître. VA CHIER D’ACCORD? Merci, ça fait du bien. Dommage qu’il ne m’entende pas. De toute façon, je ne fais que penser. Je ne fais que penser depuis que je suis ici. Mes neurones sont près du ‘burn out’ si vous voulez mon avis. Je n’ai jamais autant réfléchi. Et il y a ce stupide enfant qui m’y oblige.

    Sauvez-moi quelqu’un. Je suis en train de devenir folle. Ne l’étais-je pas déjà? Non, c’est à cause de mon père. J’imagine que la folie ça se transmet par les actions. Peut-être est-il fou lui aussi? Probablement, sinon il n’aurait jamais eu la brillante idée de m’expédier ici. Ah oui, brillante, je répète, bri llan teuuuh. Combien de fois me l’a-t-il servie celle-là. Une chance que je l’avais seulement sur mon téléphone cellulaire parce que je crois que je l’aurais bien étouffé avec sa cravate de marque trop chic. D’ailleurs, il va devoir m’en payer un, un nouveau téléphone. Le dernier n’a pas survécu. C’était plus fort que moi, il a bien fallu que j’extirpe la rage de mon corps. Et comme je n’avais pas mon père et sa merveilleuse cravate devant moi, eh bien le mieux que j’ai pu faire c’est de lancer mon téléphone à bout de bras. Au moins j’ai eu un instant la satisfaction d’avoir balancé mon père au milieu de la rue. Pour les rares occasions où je peux me gratifier de lui avoir donné une raclée.

    Le fait est qu’un camion est passé sur mon téléphone, donc mon père, par la même occasion. Il n’a pas vraiment apprécié. Je vais probablement ravoir un téléphone d’ici demain, Charlie va me l’apporter dans l’après-midi. Mon géniteur a tenté de me convaincre que c’était une gentillesse de sa part. Mais je sais que c’est simplement pour mieux m’engueuler la prochaine fois que je vais lui téléphoner. Et bien, il doit s’attendre à être déçu, parce que je ne lui téléphonerai pas. Non, je n’en ai pas envie. Je vais le bouder. C’est tout. De toute façon, je suis une défaite à ses yeux. Ce n’est pas de ma faute si j’ai abandonné mes études en droit. Je trouvais cela particulièrement ennuyeux. Mais bon, ce n’était pas une décision ‘intelligente’ pour lui. Tes décisions intelligentes, bien mets toi les là où je pense. Tout le monde sait de toute façon que tu es le meilleur, que tu as réussi tout ce que tu as entrepris et que ta fille n’a rien d’autre de mieux comme palmarès que d’être un peu trop jolie. Une femme jolie c’est une femme idiote. J’adore les stéréotypes.

    De toute façon je ne crois pas que je suis si jolie que cela. Bon d’accord oui. C’était une blague assez nulle, il est inutile de nier mon apparence physique. Je ne suis pas pour autant tête enflée. Mais de là à courir, ici, dans l’herbe, en tenue très rudimentaires avec une queue de cheval éméchée et les lèvres à demi asséchées par le soleil et le manque d’eau. Et tout cela à cause d’un père égoïste qui ne pense qu’à son statut social qui m’a expédiée de force dans une stupide académie équestre, où j’ai été forcée d’acheter un stupide poney diabolique et dont je suis stupidement obligée de prendre soin, parce que sinon mon stupide père ne me laisse pas partir de ce stupide ici. La vie est parfois si stupide. Stupide. Stupide. Stupide.

    C’est le meilleur mot que je peux trouver pour l’instant. STUPIDE. BON.
    J’en ai marre, ça fait deux jours que je suis ici et j’ai jamais eu autant envie de tout détruire sur mon passage. Dire que je pensais avoir fait le coup du siècle en achetant cet idiot de poney. Avec ma taille de naine (bon quand même faut pas exagérer), de mon super mètre cinquante-six, je me suis dis : Eh bien Tess, regarde celui-là, t’auras aucun problème à le contrôler, ne te dirige pas vers les gros, reste ici, c’est comme un chien. Une laisse, un collier et un bon coup de pied dans le derrière, ça fera tout ce que tu voudras. EH BIEN JE ME SUIS TROMPÉE. Totalement trompée. Avoir su que ça virerait ainsi, j’aurais probablement choisi cette gentille cheval-fille qui semblait douce et tranquille. Elle était peut-être obèse et énorme, mais au moins elle avait l’air GENTILLE. Adjectif que cette grosse boule noire ne semble pas connaître. Je crois que ça n’a jamais mais strictement jamais figuré dans son vocabulaire. Je plains ses copains.

    Une fille s’approche de moi. Elle doit être stupide elle aussi. Elle tient la chose entre ses deux mains. Il a presque l’air sain d’esprit. Enfin, presque. Il continue de me regarder avec insistance. Une mauvaise insistance. Je le sais. Non, je n’en sais rien, j’y connais rien moi aux chevaux mais j’ai décidé qu’il en était ainsi. Donc il en est ainsi d’accord?


    - Il est à toi ce poney?

    Voix beaucoup, mais beaucoup trop gentille et douce à mon goût. On dirait que la fille cheval de la foire s’est matérialisée devant moi en humaine… Ridicule. Je m’efforce de plisser les yeux, comme ça elle verra que je réfléchis trop pour que la chose communément appelée ‘poney’ soit mienne. De toute façon, il n’y a rien qui prouve qu’il est À moi, j’ai fait que le payer, ça peut être un cadeau. Dis, elle ne voudrait pas un poney cette petite mère Theresa? Apparemment non, elle me tend la laisse. VA CHIER! Le poney tourne son regard implorant sur moi. VA DONC CHIER TOI AUSSI. Tant qu’à y être… J’pourrais m’acheter un humain. C’est toujours plus facile de prendre soin d’un humain. Au moins quand tu l’envoies promener il comprend et va se promener. Je regarde la jeune fille avec l’air le plus innocent que j’ai jamais pu faire (ouf j’en fais des choses que je n’ai jamais faites ici…)

    - Ah ça? Hum non. J’lai jamais vu. Je croyais que c’était le tien…
    La fille m’a regardée, un peu interloquée. Je pense qu’elle ne s’attendait pas à cela comme réponse. Elle a haussé les épaules et un sourcil (je précise), l’air de dire : voire que je te crois, je t’ai vu courir la grande. J’ai eu un petit sourire malveillant, signifiant clairement qu’elle ferait mieux de me laisser tranquille.


    - Bon, je crois que je vais aller terminer mon jogging… À plus!

    Et je m’en fus, en courant. Encore. Marre de courir mais si je peux ainsi m’éviter ET de socialiser ET de tenir cet animal immonde entre mes mains, je vais bien me sacrifier les jambes pour une énième fois. VA CHIER LA VIE. Je pense qu’en taux d’envoyer chier j’ai atteint mon quota. Résolution : Ne plus envoyer chier qui que ce soit de la journée. Un jour peut-être pourrais-je me donner le défi de ne pas le faire pendant une semaine? Qui sait. La vie peut accomplir des miracles, la preuve : je suis ici.
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MessageSujet: Re: Just Like A Wavin' Flag Just Like A Wavin' Flag Icon_minitimeMar 25 Mai - 3:32

Just Like A Wavin' Flag Mustangdemon_201005240937

x. Qui a dit que le diable n'était pas un mustang?


    - La vie est horrible, je suis une enfant triste et dépressive. Je crois que je ferais mieux d'aller me suicider. J'ai besoin d'écoute et d'attention ce n'est pas ma faute. On m'a élevée ainsi, on m'a éduquée à la dépression, ce n'est même pas génétique, pathétique n'est-ce pas?

    J'étais assise dans un grand bureau, près de l'entrée principale et de la réception. J'avais d'abord jugé le canapé des visiteurs comme étant inapte à recevoir mon royal postérieur, donc je m'étais approprié la chaise située derrière le bureau. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, j'avais réellement l'impression de me trouver à l'école. En premier j'ai cru qu'on voulait me foutre à la porte, me faire passer un savon par le propriétaire des lieux, mais quand j'ai vu le psychologue entrer, j'ai aussitôt compris la forme que prendrait l'événement. J'ai donc joué l'enfant battue; ça fonctionne toujours ce genre de truc non?

    Avec un peu de chance peut-être qu'ils m'enverront à la DPJ* et je pourrai enfin sortir de ce taudis. Cher papa, si tu savais ce qui se trame dans ma caboche à l'instant même où je pense à toi. S'il voulait se débarrasser de moi, eh bien c'est raté. Pfff. Par contre je ne crois pas que c'était le but premier de l'exercice. Non, en fait pas du tout, considérant qu'il essaie de me joindre depuis une semaine. Soit depuis que mon nouveau téléphone est venu prendre place au creux de ma paume.

    J'avoue que j'étais contente de voir Charlie. Mais je me suis bien gardée de le lui montrer: ça aurait été trop dur pour mon orgueil, il était quand même de mèche avec Monster Daddy. C'est lui qui m'a plantée ici avec mes valises, il y a exactement huit jours. Je ne lui ai pas encore pardonné. Alors j'ai fait mine de me foutre de sa gueule. Je crois que je lui ai fait un peu de peine. J'admets avoir quelques remords. Charlie est mon chauffeur depuis que j'ai trois ans et il a toujours été loyal avec moi. SAUF CETTE SEMAINE. Il le mérite, dans le fond. Ah voilà, les remords s'en vont. Je préfère cela!
    J'ai jeté un rapide coup d'œil à mes ongles de doigts, retenant un cri d'horreur. Bon sang, je n'avais jamais vu ma manucure aussi atrocement chiée. Ah merde j'ai dit chier. Enfin ce n'est pas comme si j'avais envoyé chier ma manucure? Si? Non. Ça ne me prend pas grand chose pour déculpabiliser. Mais j'ai presque tenu ma résolution cette semaine. Si je ne compte pas la directrice de section, la professeure de dressage qui voulait absolument que je commence les cours (Comme si j'allais embarquer sur « ma » (parce que ce n'est pas la mienne) chose.), le gars qui s'occupe d'apporter le foin, les cinq cuisinières (elles n'avaient rien de mangeable. Elles sont payées pour faire de la bouffe, comment ça se fait qu'elles ne sont pas capables d'en faire hein?). Je vais m'arrêter là. Tout compte fait, je n'ai pas vraiment été fidèle à mes ambitions.

    Je me suis tortillée sur ma chaise, prenant une mine mal à l'aise. Comme si je manquais de confiance en moi.

    - Écoutez, c'est la première fois que je vois un psychologue, alors je ne sais pas trop comment m'y prendre. Mais j'ai besoin d'aide.

    L'homme en face de moi me regarde avec incrédulité depuis environ vingt bonnes minutes. Je hausse les sourcils, comme pour bien lui faire comprendre que j'attends une réponse de sa part. Après tout, c'est vraiment ennuyeux de discuter avec nous-mêmes. Quoique je suis si intéressante. Non, c'est vrai : en 18 ans je ne me suis jamais lassée de moi-même. C'est bon signe non?

    Je vois le coin des lèvres du monsieur s'étirer lentement. Ah bien, tant mieux. Il n'est pas muet finalement!

    - Mademoiselle Sullivan, je ne suis pas psychologue, n'essayez pas de jouer les malignes avec moi je vous prie. Je suis toutefois d'avis que vous avez, en effet, besoin d'aide.

    Ah ben merde. Il m'a démasquée! Il me semble que mon jeu était relativement bien caché? Peut-être n'avais-je pas l'air assez innocente et angélique? D'habitude je suis parfaite dans ce rôle. C'est tellement facile.
    J'ai sorti mon miroir de ma bourse, pour tenter de voir si mon visage avait l'air innocent et piteux, mais avant même que j'eus le temps d'y jeter un coup d'œil, il avait disparu de ma main. J'ai levé les yeux, suivant mon miroir dans son envolée (adieu petit miroir de mon cœur).

    - Un peu de tenue! Vous savez pertinemment pourquoi vous êtes ici et nous devons trouver une solution pour remédier à la situation. Pour être honnête, ce n'est pas tous les jours que je tombe sur une étudiante qui se donne pour mission de rendre la liberté à son cheval. Ce n'est pas un mustang que vous avez sous la main, jeune fille.

    Normal, ce n'est pas tous les jours que vous fréquentez une étudiante qui vous déteste et qui déteste tout ce qui s'appelle votre domaine. J'avoue que l'idée de remettre le poney à son état sauvage n'était pas si bonne en bout de ligne. Je l'avais amené en bordure de la forêt, oh que oui j'avais réussi à le prendre en laisse c'est quand même un début. Puis j'étais entrée dans la forêt avec lui. J'ai essayé de m'enfoncer le plus loin possible. Quand je suis arrivée à la destination désirée, j'ai défait la laisse et le collier/harnais ou peu importe ce que c'est. J'étais fière de moi. Peut-être que si je me débarrassais de la chose, je serais en mesure de retourner chez moi. Qu'aurais-je pu faire dans l'académie sans cheval hein? Rien du tout, j'aurais fait semblant d'être triste et mon père aurait capitulé c'est tout. Je suis certaine qu'il était sauvage à sa naissance ce poney de toute façon, ça n'aurait rien changé dans sa vie. Il aurait été cent fois plus heureux qu'avec moi ça je le garantis. Mais de toute façon, il n'y a que mon bonheur qui passe en priorité. Et celui de mon père qui, malheureusement, écrase le mien.

    On se doute évidement que mon merveilleux plan a échoué. En effet, quand je suis retournée vers l'académie en vue de « pleurer » et de faire mes valises, j'ai eu une petite surprise pas très agréable. Le poney avait été plus rapide que moi. Je suis sortie du boisé, j'ai contourné les enclos d'herbe et je suis remontée vers l'écurie. À quelques pas de l'écurie, il y avait la bête noire, en train de gruger nonchalamment l'herbe sous ses pattes. Sans harnais et sans laisse. Et à ses côtés, le directeur de l'établissement. Monsieur Johnson. À son regard, j'ai su que j'étais dans de beaux draps.
    Comme il me regardait avec insistance et qu'il attendait que je dise quelque chose, j'ai choisi de faire ma petite dérangée et de lui donner une réplique qui, j'en étais certaine, le ferait chier.

    - C'est quoi un mustang?

    Un petit sourire triomphant s'était dessiné sur mes lèvres. C'est mon sourire favoris je crois. Classe et royal. Rien de mieux pour l'égo. J'ai repris mon miroir de ses mains en prenant soin d'éviter la délicatesse et je l'ai glissé dans ma poche de jeans. Pour terminer, j'ai croisé les bras sur ma poitrine et je l'ai observé du coin de l'œil, faisant mine de vouloir m'endormir.

    Le directeur avait vraiment un air bête. Je crois qu'il était plutôt exaspéré. Il n'a pas répondu à ma question. Il est resté silencieux et m'a jaugée du regard. Je me sentais examinée, comme s'il tentait de lire en moi. J'ai trouvé cette impression très désagréable, ça m'a arraché un léger frisson. Cette fois, j'ai tourné l'œil et j'ai cessé de confronter ses yeux bruns d’un banal mortel.

    Je me suis redressée et j'ai mis mes coudes sur le bord de son bureau. Avec un doigt distrait je me suis mise à jouer avec son pot de crayons, faisant un vacarme horrible, assez pour que j'en aille moi-même mal aux oreilles. Je n'ai pas arrêté pour autant, il faut souffrir pour obtenir.

    - J'en ai une, moi, une solution. Vous pouvez me renvoyer. Comme ça, vous ne m'avez plus dans les pattes et mon père est obligé de me reprendre avec lui.

    Mr. Johnson est sorti de sa torpeur momentanée et a soupiré, découragé. Il a joint ses deux grosses mains velues ensemble avant de me toiser d'un air grave.

    - Il m'est impossible de vous mettre dehors, Mr. Sullivan s'est assuré de laisser un fond monétaire quant à de possibles accros comme celui d’aujourd'hui.

    Je me suis redressée aussi raidement qu'une planche sur laquelle on met le pied. Ainsi mon père avait payé hein?! Pas que cela m'étonnait, mais j'aurais dû m'en douter! Ah le chien. J'ai lâché un petit grognement ennuyé strictement pas féminin avant de me lever debout avec brusquerie.

    - C'est donc cela! On a pas besoin de grosses motivations avec vous, le truc c'est de vous soudoyer! Ça ne m'étonne même pas, vous en avez l'air d'un soudoyé de la vie. Espèce de… de… de SOUDOYÉ!

    J'allais le bouder lui aussi. J'étais bien partie pour bouder tout le monde. Lui, il ne m'a même pas écoutée, il était pensif, comme s'il cherchait une meilleure solution que la mienne. J'lui en aurais fait volontiers, moi, un gros chèque pour qu'il me renvoie à la maison. C'était bien mon père de faire cela, donner des tonnes de subventions pour avoir ce qu'il voulait. Et ce qu'il voulait, eh bien c'était moi, dans un pensionnat qui pue avec une brute de 15 pouces de haut et un gros monsieur aux mains velues. J'ai attendu une réaction de mon directeur, mais ça ne semblait pas venir. Après quelques minutes de silence, il se racla la gorge.

    - Je sais ce que vous allez faire pour vous faire pardonner. Vous allez jardiner.

    Un coup dans l'estomac. EUH QUOI? Moi? Jardiner. Aahaaa, euh, non merci. C'est pour les serviteurs ça, la basse classe. Une fille comme moi, ça ne jardine pas.

    - Bon, bon, bon. Combien vous voulez hein?

    La parole suivie d'un mouvement pour aller chercher mon chéquier dans ma bourse. Comment bien résoudre les problèmes de la vie. C'est cela qui est merveilleux quand tu as plein d'argent : il est facile de se sortir d'un pétrin.

    - Non, Mademoiselle Sullivan, vous m'avez bien entendu, vous allez jardiner. Demain matin, je veux vous voir devant l'académie à 5 heures, sans faute.

    J'ai remis mes chèques dans mon sac à main. Je me suis levée, sans oublier de lui lancer un regard rageur et j'ai agrippé ma bourse qui, a « accidentellement » accroché le pot de crayons, envoyant balader tout son contenu au sol dans un bruit assourdissant. J'ai vu mon directeur passer une main sur son visage vert de découragement.

    Au moins avais-je accompli quelque chose : il se demandait probablement si l'argent de mon père valait le trouble que je lui causais. Tant mieux, continue comme ça et bientôt tu retourneras à ta vie, ma belle. J'ai pris soin de claquer la porte contre le mur en l'ouvrant et je suis sortie, la laissant ouverte derrière moi.

    Ce soir là, je me suis endormie, appréhendant le jardinage du lendemain. Allais-je m'y rendre? C'était une question à se poser. Sûrement pas à cinq heures en tout cas. Ce dont je n'avais aucune idée, c'était que le jardinage ne se limiterait pas aux plates-bandes et à ma vision personnelle du mot…

    Note: Le DPJ* signifie que je dois le changer. Je sais qu'en Angleterre il n'y a pas de DPJ, donc si quelqu'un sait quel est l'équivalent là-bas, ce serait très apprécié et cela m'éviterait beaucoup de recherches inutiles
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MessageSujet: Re: Just Like A Wavin' Flag Just Like A Wavin' Flag Icon_minitimeMar 25 Mai - 3:37

Just Like A Wavin' Flag Gorille

x. Gorille


    Vous savez ce que c’est que de vous faire réveiller par quelqu’un le matin? Du genre très très très horrible, je frapperais la personne, probablement à coups de matraque si vous voulez mon avis. Oh oui j’ai un peu l’âme d’une sauvage. Surtout à 4h55 du matin. En particulier quand un imbécile du nom d’Henry vient te faire un ‘Wake up call’. HENRY. Non mais pfff. Qui s’appelle ainsi de nos jours? Eh bien lui. Figurez-vous que c’est son vrai prénom. Sur le coup j’ai vraiment cru à une mauvaise blague. Par chance, j’étais trop de mauvaise humeur pour rire. En fait ça a drôlement sorti. Il a cogné. Non. Tambouriné comme un indien à la porte de ma chambre. J’ai maugréé. Il a retambouriné comme un indien et là j’ai hurlé de me laisser tranquille, donc logiquement, il s’est présenté. DEPUIS QUAND on se présente quand quelqu’un nous envoie promener à travers une porte hein? Je veux dire, tu ne peux pas descendre plus bas sur l’échelle du mépris! Un ‘va donc chier’ qui ne s’adresse même pas directement à toi.

    Une personne normale aurait fait demi-tour et se serait poussée. Le problème avec Henry, c’est qu’il n’est pas une personne normale. Du moins, pas à ce que j’ai pu constater ce matin. Parce que ce cher copain, bien il s’est infiltré dans ma chambre, il a tiré les rideaux, il a hurlé bon matin, puis il a prit un air légèrement désolé en s’excusant que ce n’était pas de sa faute. Je crois que je n’ai jamais regardé quelqu’un aussi méchamment. Mon œil que c’est pas de ta faute! Je te signale remarquer que t’avais très le choix de venir me réveiller ou de faire comme si tu m’avais oubliée.

    Bref, je n’ai pas voulu coopérer. Et qu’est-ce que ça fait quand tu refuses de coopérer, que tu mesures 1 mètre 56 et que tu te confrontes à une espèce de gorille de 2 mètres 7 (Oui oui, je le sais précisément parce que Henry me l’a certifié. Faut croire que c’est une fierté hein) qui doit peser facilement 250 livres? Je vais vous dire, moi, ce qui arrive. La pauvre petite enfant innocente se fait traîner dans tous les escaliers, à travers toutes les pièces en faisant un vacarme assourdissant et en frappant ce cher Henry, pour finalement se faire abandonner dans un tas de gazon devant l’académie. Rendue à ce point, je crois que le choix s’impose. Alors je l’ai suivi jusque dans la grange. Monsieur ‘je mesure 2 mètres mille et je pèse cent fois plus lourd que toii accompagné d’une grimace de petit garçon stupide’ m’attendait, devant une petite jeep tout sourire. Comme je suis intelligente, je n’ai pas eu besoin de plus d’information et je me suis hissée à bord du véhicule, geste qu’il a aussitôt répété de son côté.

    - Alors comme ça t’es un cas particulier hein?

    Un cas particulier? C’est intéressant comme descriptif. Un peu péjoratif? Je ne suis quand même pas une asilée! Enfin, j’aurais aimé mieux qu’il trouve autre chose. D’un autre côté, si c’est vraiment ce que les gens de l’académie pensent de moi, peut-être vais-je finir par me faire renvoyer avec l’argent sale de mon père? J’ai offert un sourire digne d’une sorcière à mon ‘nouvel ami’.

    - Oh. Particulier? Je crois que je vaux bien mieux que cela.

    Il m’a observée étrangement avant de se re-concentrer sur la route. Parce qu’il conduit sécuritairement le Henry, ça aussi il me l’a dit. Il m’en a dit, des choses. Ouf. Le pire je crois c’est que j’ai tout retenu. Pourquoi je retiens toujours tout? Mystère. C’est assez énervant quand tu essaies d’avoir l’air de te foutre de tout…

    - Bon comme ça je m’en vais jardiner hein? En quel honneur un ‘monsieur vingt mille mètres’ me fait jardiner? Je m’attendais plutôt à une petite vieille trapue et grincheuse…

    Il m’a jeté un coup d’œil amusé. Comme si j’étais drôle. C’est qu’il a un sens de l’humour assez cheap le Henry. Il a secoué la tête, comme un chien qui s’ébroue, avant de me retourner une réponse qui m’a un peu obligée à réfléchir sur sa petite personne.

    - 2 mètres 7. Tu dois avouer que je suis une surprise beaucoup plus agréable qu’une petite vieille.

    Et moi, comme une dindonne, je me mets à l’observer plus minutieusement. Prétentieux, mais il est vrai qu’il était plutôt plaisant à regarder, le genre d’homme qui aurait pu m’intéresser si j’avais été à Londres dans ma petite vie merveilleuse. Il était grand, costaud et très bien bâti, on pouvait voir les muscles se découper dans son t-shirt noir. Les cheveux noirs de jais coupés très courts, encadrant un visage à la mâchoire carrée et bien définie. Son regard gris clair ne cessait de me scruter, comme s’il cherchait à lire en moi. Sauf qu’on ne peut pas lire en moi. J’ai fait une petite moue boudeuse, j’ai croisé les bras sur ma poitrine et je lui ai tourné le dos. Dans le rétroviseur j’ai pu voir le petit sourire en coin qu’il a eu en me jetant un nouveau coup d’œil. Saleté de Henry. Je savais autant que lui qu’il avait gagné sur celle-là et ça ne me plaisait pas du tout. Je déteste les Henry. S’il-vous-plait, arrêtez d’appeler vos enfants Henry, c’est terrible comme nom! Nous n’avons plus parlé du trajet. Il s’est essayé, mais j’ai refusé de lui adresser la parole. Malheureusement, ce silence n’a pas duré, parce que je suis sortie de la voiture avec un air ébahi.

    - Ce n’est pas ce que j’appelle un jardin?! Vous avez manqué de budget ou quoi?

    Henry s’est pointé devant moi, tous muscles. Ah mais qu’il m’énerve lui avec ses biceps et ses abdos et son dos et raaaah. L’entraînement musculaire devrait être proscrit chez tous les Henry de cette terre. Va chier Henry. Allez chiez les muscles. Va chier le 2 mètre 7! J’ai calmé mes ardeurs lorsqu’il m’a adressé la parole, parce que je ne souhaitais pas non plus me faire déchiqueter par ces muscles. Je ne tenais plus en place et je sentais que l’explosion était proche. Engager un combat contre un gorille n’aurait pas été l’idée la plus judicieuse que j’eus eu dans ma carrière de femme.

    - On va ramener du foin pour les chevaux. Nous faisons pousser notre foin nous-mêmes. Moi je vais couper le foin et toi tu vas l’attacher ensemble.

    Mine très très mécontente de ma part.

    - Tu fais du cheval toi?

    Je l’ai toisé de haut en bas l’air de dire : pauvre bête t’es si gros.

    - Elles sont où vos machines?! Et puis pourquoi ce serait toi qui coupe le foin hein? Qui a dit que j’ai envie d’attacher les cordes?!

    À son tour de me toiser, mais cette fois l’air un peu gentil, plus que moi.

    - Non je ne ‘fais pas de cheval’ comme tu le dis si bien. Nos machines sont rangées, par ta faute. Et ça prend quelqu’un de fort pour couper le foin, à la main ce n’est pas évident.

    Comme je suis extrêmement déterminée et persévérante, je lui ai lancé un regard noir, prenant cela comme une insulte. Il m’accuse d’avoir rangé ses machines et d’être une petite éponge molle de la vie!! J’ai fait rouler mes biceps, enfin le peu de bras que j’avais. Je me suis dirigée vers lui, j’ai attrapé la fauche et je me suis mise au travaille.

    - Pfff. Je suis très forte tu sauras.

    J’ai fait une job atroce. Je dois avouer au fond de mon intérieur que, oui, il faut être fort pour couper du foin. Ce que je ne suis apparemment pas. Il m’a proposé plusieurs fois de prendre le relais, voyant que je ne me portais pas pour le mieux. Parce que Henry là, bien il s’inquiétait pour moi. C’est fou comment un gorille peut prendre une bête féroce de 50 centimètres plus petit que lui sous son aile en l’espace de 3 secondes. Orgueilleuse comme je suis, j’ai fait mine que tout allait bien. Comme il ne voulait pas me contrarier, il a continué d’attacher les cordes.

    Nous sommes revenus à la grange quelques heures plus tard, n’échangeant pas un mot. Je me suis endormie du côté passager, tant j’étais fatiguée. Il était à peine neuf heures du matin. Je me suis réveillée de très mauvaise humeur et surtout, très honteuse. Quand nous sommes sortis de la jeep, j’ai voulu me remonter le moral en considérant la cargaison que nous avions. Rien de valorisant. Le trailer n’était même pas au quart plein. J’ai compris à la mine d’Henry que c’était assez piètre comme résultat. Moi, des fois, je n’aurais pas pu me la fermer et faire les cordes? Au pire. Les chevaux mangeront moins. Ce n’est pas comme si cela m’affectait personnellement… Il a commencé à sortir le foin de la brouette pour l’amener dans la grange. J’ai décidé d’abandonner et de ne pas l’aider. Mes bras en avaient eu assez. J’ai trouvé un coin à l’ombre en attendant qu’il me reconduise à l’académie. Mais apparemment ce Henry est plein de surprises. Ma journée avec lui n’était pas terminée.

    - Bon, on va passer à la prochaine étape.

    - Parce qu’il y a des étapes au jardinage? Et ça, personne n’a eu envie de me le dire? Merci beaucoup.

    Il m’a tendu la main pour que je sois en mesure de me relever, je l’ai prise avec la bonne intention de l’écrabouiller, mais sa poigne était si ferme et puissante que je n’ai pas eu à bouger un orteil : j’étais debout en moins d’une fraction de seconde. Je le déteste.

    - Écoute, Coco, j’ai pas toute ma journée à te consacrer alors si on pouvait bouger s’il-te-plait ce serait très très apprécié.

    Cette réflexion m’a donné droit à un autre tour de poche à patate en hurlant et en me débattant. Je n’ai même pas regardé le chemin tant j’étais occupée à lui faire le plus mal possible, alors si je voulais m’enfuir, il m’aurait été impossible de me repérer. Il m’a remise sur pieds une fois rendus à l’autre grange. Il m’a, cette fois, assuré qu’il s’agissait de la dernière tâche.

    - Tant mieux, parce que j’ai bien hâte d’en avoir fini avec toi, Zorro.

    J’ai envie de le frapper lui et son petit sourire amusé. Il n’est jamais moqueur ou mesquin, toujours enjoué et amusé. COMME UN CHIEN. C’est vraiment exaspérant. Je lui ai tourné le dos, ne pouvant plus supporter sa vision, puis j’ai tenté de comprendre ce qui se tramait par ici. Il y avait plusieurs chevaux, une dizaine peut-être. J’ai observé la marchandise d’un œil peu assuré, puis j’ai lancé par-dessus mon épaule :

    - Et maintenant?

    Il s’est approché par derrière et m’a remis une chaudière avec des gants de latex et une petite bouteille de shampoing, en prenant bien soin d’être collé contre mon dos et de m’entourer avec ses bras aussi gros que des buildings. Décolle cabot! J’ai plié les genoux en lui arrachant la chaudière des mains et je me suis faufilée en-dessous de ses bras. Puis je me suis approchée des chevaux et j’ai mis du shampoing dans ma paume de main. Ça ne devrait pas être très complexe.

    - Ah non. On ne lave pas les chevaux. On s’occupe des mamelles et des fourreaux. Ici c’est l’endroit où sont entreposés les poulinières et les étalons. Ils doivent être entretenus régulièrement.

    J’ai lâché la chaudière qui a ricoché sur le plancher de béton. Pas question que je touche à ces bidules. Déjà que c’était assez difficile comme ça de bien vouloir laver un cheval. S’il fallait que je lave ses parties en plus. DU JARDINAGE HEIN? MON CUL! J’ai donné la chaudière à Henry avec un air strictement dégoûté. Il a haussé les épaules et s’est mis à la tâche, tentant sans arrêt de me convaincre de le rejoindre. Pas question, pas question. J’ai refusé pendant tout le temps. Et je suis restée assise durant trois heures. C’était vraiment très long. Mais ça valait mieux que de torcher des fesses d’animaux. Henry s’est quand même entêté à m’expliquer comment on faisait. Il s’assurait que je ne m’ennuyais pas et essayait de me mettre à mon aise. Les gens gentils comme ça, ça me met les nerfs à vif. J’ai envie de les étriper. Donc à chaque fois je levais les yeux au ciel et faisais mine de me foutre de sa gueule. Ce qui était le cas de toute façon. Je dois avouer que je me suis tout de même permis quelques petits yeux indiscrets sur ses muscles au travail quand il regardait ailleurs. Après tout, tant qu’à s’occuper. Mais bon, ça on ne le dit pas. Au bout de trois heures il s’est relevé et m’a fait signe de remonter dans la jeep. Il était temps pour nous d’aller dîner. Finalement! Je commençais à avoir faim. Il s’est stationné devant l’académie et a coupé le moteur. Puis, il m’a regardée comme s’il avait une faveur à me demander. J’lui ai fait des gros yeux.

    - Qu’est-ce que tu veux?

    - T’as envie d’aller dîner en ville?

    Un sourire moqueur s’est dessiné sur mes lèvres, je n’ai pas pu l’empêcher. J’ai ris un peu, je l’avoue. C’est très méchant. J’étais un peu étonnée, mais en fait je n’aurais pas dû. C’était évident qu’il attendait quelque chose de moi. Tous les hommes attendent quelque chose de moi. C’est plutôt rare qu’ils l’obtiennent par contre.

    - Dîner avec toi? Hum. Je crois que tu devrais demander à la jument que tu as bien nettoyée tout à l’heure, avec elle au moins tu ne risques pas d’être déçu. Bonne journée HENRY.

    Et je me suis poussée de la voiture. Il me criait de revenir, que de toute façon le jardinage n’était pas fini, qu’il devait m’occuper jusqu’à la tombée de la nuit et blablabla. Ouais c’est ça. De toute façon je n’ai pas envie de continuer. Bon débarras et s’il-te-plait, ne croise plus jamais mon chemin. Vœu un peu dur à réaliser apparement, parce que demander à Henry de m’oublier, c’était comme de lui demander de décrocher la lune. Il n’y avait rien à faire. Ça, je ne l’ai compris qu’un peu trop tard…
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MessageSujet: Re: Just Like A Wavin' Flag Just Like A Wavin' Flag Icon_minitimeMer 26 Mai - 20:17

    Si tu postes la suite, choisis une autre couleur. C'est assez dur de lire la couleur pêche sur un fond blanc.

    Quelques remarques - très formelles - sur ce que j'ai lu :
    - Fais gaffe à la concordance des temps.
    - Choisis mieux la façon dont tu ponctues tes phrases.
    - "Au fond de mon intérieur" : je trouve cette expression un peu bizarre, assez alambiquée. Ça fait pléonasme. "Au fond de moi" conviendrait mieux.
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MessageSujet: Re: Just Like A Wavin' Flag Just Like A Wavin' Flag Icon_minitime

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