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Ces textes qui vous touchent...

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Une vâââââche!


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MessageSujet: Ces textes qui vous touchent... Lun 30 Aoû - 15:27

Salut!
Bon, je crois que nous avons tous lu un paragraphe, une ligne, un poème qui nous a touché, qui nous a plu, qui nous fait sentir quelque chose dans nos tous petits coeurs. Ou alors je me trompe et je fais le ridicule!
Mais si vous êtes comme moi et que certains mots vous font vibrer, vous foutent la chair de poule, alors j'aimerais qu'on le partage entre tous! :D



---------------------------------------------------

Bon je vais commencer parce que je suis impatiente (huhu).
Je ne suis pas une personne qui lit beaucoup de poésie, d'ailleurs je n'en lis qu'au bahut. Ce n'est pas que je n'aime pas, c'est juste que j'oublie, je prends un bon vieux bouquin et laisse de côté les rimes etc.
Mais il y a une poésie, bien connue je présume, qui m'a plu dès que j'ai lu le premier vers, et qui... brrr, je ne sais pas, ça m'a fait sentir quelque chose. Je vous la mets donc ici.

"Il pleure dans mon coeur, Paul Verlaine

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !"


C'est... Je doute que ce soit le plus beau des poèmes, le plus travaillé, m'en fous, je le trouve magnifique.
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MessageSujet: Re: Ces textes qui vous touchent... Lun 30 Aoû - 16:09

Oh, je le connais !
C'est vraiment que ce poème est magnifique ... (L)

Mais y a également certaines paroles de chansons qui sont je dois dire, touchantes. (pense surtout aux Choristes.)
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MessageSujet: Re: Ces textes qui vous touchent... Lun 30 Aoû - 17:29

    Celui-ci d'Ormesson :
    Citation :
    « Qu'ai-je donc fait ? J'ai aimé l'eau, la lumière, le soleil, les matins d'été, les ports, la douceur du soir dans les collines et une foule de détails sans le moindre intérêt comme cet olivier très rond dont je me souviens encore dans la baie de Fethiye ou un escalier bleu et blanc flanqué de deux fontaines dans un village des Pouilles dont j'ai oublié le nom. Je ne regrette ni d'être venu ni de devoir repartir vers quelque chose d'inconnu dont personne, grâce à Dieu, n'a jamais pu rien savoir. J'ai trouvé la vie très belle et assez longue à mon goût. J'ai eu de la chance. Merci. J'ai commis des fautes et des erreurs. Pardon. Pensez à moi de temps en temps. Saluez le monde pour moi quand je ne serai plus là. C'est une drôle de machine à faire verser des larmes de sang et à rendre fou de bonheur. Je me retourne encore une fois sur ce temps perdu et gagné et je me dis, je me trompe peut-être, qu'il m'a donné - comme ça, pour rien, avec beaucoup de grâce et de bonne volonté - ce qu'il y a eu de meilleur de toute éternité : la vie d'un homme parmi les autres. »


    Les Misérables de Hugo (surtout le passage en gras) :
    Citation :
    Faire le poème de la conscience humaine, ne fût-ce qu’à propos d’un seul homme, ne fût-ce qu’à propos du plus infime des hommes, ce serait fondre toutes les épopées dans une épopée supérieure et définitive. La conscience, c’est le chaos des chimères, des convoitises et des tentatives, la fournaise des rêves, l’antre des idées dont on a honte ; c’est le pandémonium des sophismes, c’est le champ de bataille des passions. À de certaines heures, pénétrez à travers la face livide d’un être humain qui réfléchit, et regardez derrière, regardez dans cette âme, regardez dans cette obscurité. Il y a là, sous le silence extérieur, des combats de géants comme dans Homère, des mêlées de dragons et d’hydres et des nuées de fantômes comme dans Milton, des spirales visionnaires comme chez Dante. Chose sombre que cet infini que tout homme porte en soi et auquel il mesure avec désespoir les volontés de son cerveau et les actions de sa vie !
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MessageSujet: Re: Ces textes qui vous touchent... Dim 12 Sep - 11:11

    Je mets trois textes ^^'
    Spoiler:
     


    Spoiler:
     


    Spoiler:
     

----------------------------------------✁--------------------------------
Citation :
« Nos yeux se renvoient la lumière / Et la lumière le silence / A ne plus se reconnaître / A survivre à l'absence »
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MessageSujet: Re: Ces textes qui vous touchent... Jeu 16 Sep - 20:48

Lily, de Pierre Perret.
Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Ces textes qui vous touchent... Ven 17 Sep - 6:15

    +1 CDL ! Elle est super jolie cette chanson.
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MessageSujet: Re: Ces textes qui vous touchent... Ven 17 Sep - 15:39

Coeur de Lion a écrit:
Il pleure dans mon coeur, Paul Verlaine

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !"

Je l'ai vu en sixième ! J'avais beaucoup aimé ce poème, on l'avait appris aussi je crois en plus. :)
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MessageSujet: Re: Ces textes qui vous touchent... Lun 20 Sep - 16:49

    D'Anna Karénine de Tolstoï (comment pouvais-je ne pas le citer ?) :

    Citation :
    Elle se trouvait si criminelle et si coupable qu’il ne lui restait plus qu’à s’humilier et à demander grâce, et c’était de lui qu’elle implorait son pardon, n’ayant plus que lui au monde. En le regardant, son abaissement lui apparaissait d’une façon si palpable qu’elle ne pouvait prononcer d’autre parole. Quant à lui, il se sentait pareil à un assassin devant le corps inanimé de sa victime. Le corps immolé par eux, c’était leur amour, la première phase de leur amour. Il y avait quelque chose de terrible et d’odieux au souvenir de ce qu’ils avaient payé du prix de leur honte.
    Le sentiment de la déchéance morale qui écrasait Anna s’empara de Vronski. Mais, quelle que soit l’horreur du meurtrier devant le cadavre de sa victime, il faut le cacher et profiter au moins du crime commis. Et tel que le coupable qui se jette sur le cadavre avec rage, et l’entraîne pour le mettre en pièces, lui, il couvrait de baisers la tête et les épaules de son amie. Elle lui tenait la main et ne bougeait pas ; oui, ces baisers, elle les avait achetés au prix de son honneur, et cette main qui lui appartenait pour toujours était celle de son complice : elle souleva cette main et la baisa. Vronski tomba à ses genoux, cherchant à voir ce visage qu’elle cachait sans vouloir parier. Enfin elle se leva avec effort et le repoussa.
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MessageSujet: Re: Ces textes qui vous touchent... Dim 3 Oct - 15:52

J'aime beaucoup le poème de Verlaine !


"Le vieil homme et le chien"

Transparent au regard des passants trop pressés,
Un vieil homme est assis, transi et affamé,
Sous un porche à l’abri des frimas de janvier.
Il implore un sourire, une pièce de monnaie.

Passe un chien dans la rue, un chien de pedigree,
Une voiture suit, heurte le canidé.
Aussitôt extirpés de leurs logis douillets
Accourent de partout des bourgeois empressés.

« Ne le laissez pas là, amenez-le chez moi
J’ai une couverture afin qu’il n’ait pas froid ! »
Quelques instants après, l’animal est pansé,
Dorloté, réchauffé, maintes fois caressé.

Au dehors dans la rue le silence est tombé
Tout le monde est rentré, a fermé ses volets.
Sous son porche à l’abri des frimas de janvier
Le vieil homme soudain s’est mis à aboyer.

Daniel Boy
Des Rimes et des rames
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MessageSujet: Re: Ces textes qui vous touchent... Jeu 21 Avr - 18:06

Une inspirée d'Harry Potter, si les gens ont lu le 7ème livre. :) (Ce dont je ne doute pas :P)

Je vous colle le looong texte ici, car il faut se connecter sur le forum pour le lire.


Un homme un jour a posé la question : qu’est-ce qu’un nom ? C’était si banal, un nom. Quelques lettres, une sonorité, une signature en bas d’un parchemin. Pourtant, elle avait chéri celui-ci avec toute la passion d’un cœur épris, en avait embrassé chaque courbe avec fièvre, comme si elle se doutait, déjà, de la brièveté de leur existence. Elle l’épelait dans son sommeil, oh, doucement, pour ne pas réveiller ses camarades. Elle les caressait du bout des doigts lorsqu’elle se sentait triste, ou bien seule, si seule lorsqu’il n’était pas avec elle.

« Je suis désolé. »

« Mes sincères condoléances. »

« Quelle tragédie. »

Quelle hypocrisie, ces hommes en noir. Un signe de tête, et les voilà disparus dans la pénombre naissante. Désolés de quoi ? A quel sujet, les condoléances ? Une tragédie ? Sans doute ignoraient-ils le sens que prenaient chacun de ces mots dans son cœur.

Elle n’aurait pas du venir ici. Chez eux. Chez lui. Elle n’aurait pas du se trouver présente au milieu des choses qu’il avait vues, touchées, qui semblaient à chaque rayon de lune devenir le pâle reflet d’un fantôme solitaire. Elle aurait du refuser. C’était si simple, de refuser. Si simple de tourner le dos à tout ça, oublier, aller de l’avant. Mais il y avait cette ombre qui ne cessait de la poursuivre, partout : dans son sommeil, profitant de l’obscur dessin des ombres projetées sur les murs pour onduler en une danse dont chaque mouvement était semblable à un couteau que l’on aiguise. Chez elle, alors qu’elle était dans le jardin, observant le reflet chatoyant de l’astre solaire au crépuscule qui lui rappelait sa flamboyante chevelure.

Elle ne savait pas pourquoi elle pleurait. Les larmes coulaient sans qu’elle y songe, comme s’il y avait eu un minuscule robinet oublié sous ses paupières, débouchant sur un mince tuyau que rien ne saurait combler. A peine avait-elle versé une larme pour la mort de son père : elle avait accepté son décès comme l’on accepte quelque chose d’inéluctable. Tout le monde est censé mourir, un jour ou l’autre. Douloureuse réalité qui s’entrechoque avec l’amère illusion de l’immortalité.

Mais lui, lui, n’était pas fait pour la mort. Il était trop plein de vie, son sourire était trop grand, son cœur battait trop vite lorsqu’il la serrait dans ses bras. Ce cœur qui battait, elle ne l’avait pas imaginé, il était bien réel. Alors comment avait-il pu cesser de fonctionner si rapidement ? Comme ça, sans prévenir, dans un souffle. Avec cet étrange sourire au coin des lèvres. Savait-il en cet instant que le Bien triompherait ? Ou avait-il encore en tête la plaisanterie de Percy au sujet d’elle ne savait plus quel sujet grotesque ? Il n’était pas fait pour être enfermé dans un linceul, dans un cercueil, dans une fosse recouverte de terre. Et chaque soir elle croyait entendre dans la brise l’appel désespéré d’un homme empreint de liberté.

Fred. Quelle étrange relation elle entretenait avec ces quatre lettres. C’était comme si...

Comme s’il n’était jamais mort.

C’était ça, exactement ça. Son frère était encore en vie, avec lui. Il n’avait pas pu devenir comme tous ces corps qu’il pouvait imaginer sous ces dalles, n’est-ce pas ? Des os, de la chair, de la terre, une âcre odeur de rance. De fin. Il ne pouvait pas y avoir de fin pour Fred Weasley.

Il avait posé sa main sur le cercueil pour tenter de sentir la chaleur de son corps, une dernière fois. Et il l’avait sentie, cette chaleur. Elle lui était remontée des doigts jusqu’au coude, jusqu’aux bras, lui donnant la chair de poule. Comme s’il essayait, par ces dernières bouffées, de lui adresser un ultime message. Il y avait tant de choses qu’ils ne s’étaient pas dites. Des bonnes, comme des mauvaises. Des cris, des larmes. Des moments de joies, des découvertes. Des rires, des coups, des idées pour leur magasin, qu’il allait devoir assumer seul. Toute une vie qui s’enfuyait par la porte de derrière, qui s’enfonçait dans les profondeurs de la terre, dans l’obscurité.

Mais le bois, c’était froid. Moins froid que la neige, moins froid que la glace qui courrait sur le lit des rivières en plein cœur de l’hiver, mais froid. Et c’est sur cette note glacée qu’il dut dire adieu à son frère, le regardant s’enfuir vers une éternité solitaire. C’était rapide, la mort. Il suffisait de fermer un couvercle et d’entendre le bois claquer, faisant écho dans votre cœur désormais privé de ce qui en produisait les battements. Plus longue était la vie en supportant ce vide, plus lente était la progression des secondes, des minutes, des heures, des journées, des mois, des années, avant de mourir, enfin, de le rejoindre, de commencer une nouvelle existence à deux, plus jamais séparés.

Alors son regard avait croisé le sien. Angelina. Elle semblait ne pas pouvoir quitter le salon, et pourtant cela faisait des heures qu’elle aurait du rentrer chez elle. Elle avait le regard fixé sur une vieille photo dont il ne distinguait pas les sujets, le visage penché. C’était à peine s’il la connaissait. Il lui avait toujours jalousé la part d’amour que son frère lui accordait, comme s’il avait été lésé de quelque chose de fondamental à sa propre vie. Etait-il cruel ? Etait-il à blâmer parce qu’il ne parvenait pas à chasser cette idée malheureuse qu’en mourant, Fred restait à lui, rien qu’à lui ?

C’était quelque chose d’étrange que la mort. La moindre babiole prenait une importance telle qu’il était comme impossible de s’en éloigner, retenu par un fil invisible. La photo qu’elle tenait entre ses mains lui faisait le même effet. Depuis combien de temps était-elle là, ignorée de tous, dans cette vieille boîte poussiéreuse qu’elle n’avait retrouvé que par le plus grand des hasards ? Fred et elle, enlacés. Il n’y avait nulle trace de peur ou d’angoisse sur leurs visages, et c’est ce qui était le plus douloureux : avaient-ils assez profité de ces moments bénis ?

Et, brusquement, le regard de George passa de la photo à la jeune fille prostrée, semblant faire le rapprochement.

Fred l’avait tellement aimée.

Et, brusquement, le regard d’Angelina passa du visage de Fred à celui de Georges.

Il lui ressemblait tellement.

C’était quelque chose d’étrange que la mort. Elle nous forçait à tourner la page, à passer à autre chose. Mais continuelle était l’envie de s’agripper à ces vestiges du passé, tenace était le désir de conserver l’image d’un être cher dans sa mémoire. Pas comme un nom gravé sur une dalle de marbre, pas comme une photo jaunie par le temps, pas comme un nom à répéter dans son sommeil en oubliant peu à peu à quoi il correspond. Mais comme une entité à part entière, un visage à toucher chaque matin, une odeur de peau à respirer, une voix à écouter, une taille à serrer.

Après tout, si son frère s’était pris de passion pour cette fille, c’est qu’elle en valait la peine. En allant auprès d’elle, en lui tendant une main dans laquelle se trouvait un mouchoir, il se surprit à penser qu’il agissait comme Fred. Cela signifiait-il qu’il avait la possibilité de le faire vivre à nouveau ? Pouvait-il continuer à rester auprès de lui, pour toujours ?

Après tout, si elle fermait les yeux, elle pouvait imaginer que les cheveux qu’elle touchait étaient les Siens. Les épaules sur lesquelles elle aimait s’appuyer présentaient la même courbe, la même dureté apaisante. Le menton avait cette étrange courbure qu’elle aimait à chatouiller, Le faisant rire aux éclats. Et lorsqu’elle s’était mariée avec George, elle avait sourit, croyant entendre la voix chaude de Fred prononcer ce « oui » empli de tant de symbolique, de tant de promesses.

Aucun d’eux ne s’appelait Fred, et c’était sans importance.
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MessageSujet: Re: Ces textes qui vous touchent... Jeu 21 Avr - 20:02

De Camus, dans L'exil et le royaume :

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Ces textes qui vous touchent... Jeu 21 Avr - 21:20

    CDL : Verlaine est un choix... Ahouw ! ♥

    Et Harry Potter... *-*

    El Desdichado - Gérard de Nerval (ce poème me fout des frissons depuis la première fois qu'je l'ai lu. Jeux l'ème.)

    Spoiler:
     

    P'tite conne - Renaud

    Spoiler:
     

    Mistral Gagnant - Renaud (y en a beaucoup, d'ses textes, qui me touchent...)

    Spoiler:
     

    Morgane de toi - Renaud

    Spoiler:
     

    Chanson pour Pierrot - Renaud

    Spoiler:
     

    Manu - Renaud

    Spoiler:
     


    En fait, ch'uis vite touchée par un texte (surtout de chanson). Y en a bien d'autres, mais là, c'est ceux qui m'viennent. Pis, Renaud, c'est un génie. L'est pas poète comme la plupart des gens l'entendent, mais bordel, c'qu'il dit, c'est pas du nawak ♥

----------------------------------------✁--------------------------------
Le problème, c’est que même si tu m’disais « je t’adore » j’te croirais pas ! Je sais plus quand tu joues et quand tu joues pas. J’suis perdue... Attends deux secondes, j’ai pas fini... Dis-moi qu’tu m’aimes... Dis-moi juste que tu m’aimes. Parce que moi j’oserai jamais te l’dire la première, j’aurais trop peur que tu crois qu’c’est un jeu...
Jeux d’enfants, Sophie.


« Et ch'uis comme un cobaye qu'a sniffé toute sa paille. »
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MessageSujet: Re: Ces textes qui vous touchent... Ven 22 Avr - 19:37

La chanson "Mon p'tit loup" de Pierre Perret, me fait pleurer. Je ne sais même pas pourquoi, je l'ai souvent écoutée étant petite.

http://www.youtube.com/watch?v=QDXg8iFgd6s

Elle est tellement belle.
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MessageSujet: Re: Ces textes qui vous touchent... Mer 8 Fév - 16:18

Envie de remettre ce topic au "goût du jour"... Voici des minuscules textes que j'apprécie beaucoup aussi trouvés sur des forums, des skyblogs ou autres...

1 (Inconnu)
il est difficile de dire adieu quand on veut rester,
il est difficile de sourire quand on veut pleurer
mais le plus difficile c'est d'avoir à oublier quand on veut aimer...

2 (Inconnu, trouvé dans un livre "simplifié" à lire pour anglais)
the thought that each man kills the thing he loves..


3 (Ibn Taymiyah)
On ignore celui qui tient à nous, on tient à celui qui nous ignore, on aime celui qui nous blesse et on blesse celui qui nous aime ...

4 (Amélie Nothomb - Biographie de la faim)
Spoiler:
 

5 (J'ai vomi dans mes cornflakes)
Spoiler:
 

6 (Inconnu)
On oublie jamais rien, on vit avec.

7 (proverbe nigritien)
Le léopard ne se déplace pas sans ses taches.

8 (proverbes africain)
- Le mensonge donne des fleurs mais pas de fruits.
- Au bout de la patience, il y a le ciel.
- Lorsque tu ne sait pas où tu vas, regardes d'où tu viens.
- Un vieillard qui meurt, c'est comme une bibliothèque qui brûle.

9 (proverbe berbère)
Si tu as de nombreuses richesses donne ton bien ; si tu possède peu, donne ton coeur.

10 (Inconnu)
Un jour on rit, un jour on pleure.
Un jour on vit, un jour on meurt.

11 (Saez - J'veux qu'on baise sur ma tombe)
J’aurais aimé t’aimer
Comme on aime le soleil
Te dire que le monde est beau
Que c’est beau d’aimer
J’aurais aimer t’écrire
Le plus beau des poèmes
Et construire un empire
Juste pour ton sourire
Devenir le soleil
Pour sécher tes sanglots
Et faire battre le ciel
Pour un futur plus beau
Mais c’est plus fort que moi
Tu vois je n’y peux rien
Ce monde n’est pas pour moi
Ce monde n’est pas le mien



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MessageSujet: Re: Ces textes qui vous touchent... Mer 8 Fév - 19:38

J'ai vomi dans mes cornflakes love C'est un court-métrage qui m'a énormément marqué !

Sinon j'ai énormément apprécie Nuits partagées, d'Eluard. Pas complet sur Internet, j'en mets donc seulement un extrait !

Citation :
Au terme d'un long voyage, je revois toujours ce corridor, cette taupe, cette ombre chaude à qui l'écume de mer prescrit des courants d'air purs comme de tout petits enfants, je revois toujours la chambre où je venais rompre avec toi le pain de nos désirs, je revois toujours ta pâleur dévêtue qui, le matin, fait corps avec les étoiles qui disparaissent. Je sais que je vais encore fermer les yeux pour retrouver les couleurs et les formes conventionnelles qui me permettent de t'aborder. Quand je les rouvrirai, ce sera pour chercher dans un coin de la pièce l'ombrelle corruptible à manche de pioche qui me fait redouter le beau temps, le soleil, la vie, car je t'aime plus au grand jour, car je regrette le temps où j'étais parti à ta découverte et le temps aussi où j'étais aveugle et muet devant l'univers incompréhensible et le système d'entente incohérent que tu me proposais.
N'as-tu pas suffisamment porté la responsabilité de cette candeur qui m'obligeait à toujours retourner tes volontés contre toi ?
Que ne m'as-tu donné à penser ! Maintenant, je ne viens plus te voir que pour être plus sûr du grand mystère que constitue encore l'absurde durée de ma vie, l'absurde durée d'une nuit.
Quand j'arrive, toutes les barques s'en vont, l'orage recule devant elles. Une ondée délivre les fleurs obscures, leur éclat recommence et frappe de nouveau les murs de laine. Je sais, tu n'es jamais sûre de rien, mais l'idée du mensonge, mais l'idée d'une erreur sont tellement au-dessus de nos forces.
Il y a si longtemps que la porte têtue n'avait pas cédé, si longtemps que la monotonie de l'espoir nourrissait l'ennui, si longtemps que tes sourires étaient des larmes.
Nous avons refusé de laisser entrer les spectateurs, car il n'y a pas de spectacle. Souviens-toi, pour la solitude, la scène vide, sans décors, sans acteurs, sans musiciens. L'on dit : le théâtre du monde, la scène mondiale et, nous deux, nous ne savons plus ce que c'est. Nous deux, j'insiste sur ces mots, car aux étapes de ces longs voyages que nous faisions séparément, je le sais maintenant, nous étions vraiment ensemble, nous étions vraiment, nous étions, nous. Ni toi, ni moi ne savions ajouter le temps qui nous avait séparés à ce temps pendant lequel nous étions réunis, ni toi, ni moi ne savions l'en soustraire.
Une ombre chacun, mais dans l'ombre nous l'oublions.

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Citation :
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MessageSujet: Re: Ces textes qui vous touchent... Mer 8 Fév - 21:38

Eluard me frustre, il me blase : parfois il écrit de très belles choses, parfois c'est juste niais à en pleurer des lames de rasoir.

Romain Gary, Les Enchanteurs :

"-C'est un livre, dit-il. Un très beau livre, richement relié, et s'il ne contient à l'intérieur que quelques feuillets blancs, chacune de ces pages vides nous enseigne une admirable leçon et nous donne la clé de la vérité la plus profonde...
-Comment ça ? Puisque tu me dis que rien n'est écrit sur ces pages ? S'il n'y a que du vide...
-Justement. Les pages blanches signifient que rien n'a encore été dit, que rien n'est perdu, que tout reste encore à créer et à accomplir. Elles sont pleines d'espoir. Elles enseignent la confiance dans l'avenir.
J'étais terriblement déçu.
-C'est tout ? Il n'y a pas quelques mots magiques qu'il suffirait de prononcer pour que tous nos vœux soient exaucés ?
-Il existe beaucoup de mots, beaucoup de formules - et il y en aura de plus en plus - qui montrent le chemin du bonheur sur terre et promettent la réalisation de tous nos rêves les plus anciens, dit mon père. Les bibliothèques en sont pleines. Mais elles ne figurent pas dans les pages de notre Livre, ça c'est un Livre sage, un Livre malin. Il veut nous épargner les souffrances, le sang versé, les chutes cruelles. C'est un livre fait de méfiance, d'expérience, mais aussi d'une grande confiance dans l'avenir, d'optimisme..."
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MessageSujet: Re: Ces textes qui vous touchent... Jeu 9 Fév - 19:07

Haha, j'avais remarqué la niaiserie d'Eluard parfois, mais c'est pas grave, c'est quand même très beau hihi

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Citation :
« Nos yeux se renvoient la lumière / Et la lumière le silence / A ne plus se reconnaître / A survivre à l'absence »
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MessageSujet: Re: Ces textes qui vous touchent... Aujourd'hui à 6:54

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Ces textes qui vous touchent...

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